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cOmme une bOuteille à la mer Psy 4

cOmme une bOuteille à la mer Psy 4
Encore une prise de bec avec ma mère,
J'fais le
sourd, claque la porte,
pour oublier j'ricane a
vec mes potes en tapissant un block.
La visage
plongé dans les étoiles, noyé dans ma gamberge,
J'cherche une île, une berge, ou au moins un bout d'bois,
J'me sens, co
mme une bouteille à la mer,
j'vais où l'flot de
la vie m'mène,
loin de
tout, même de ma mère.
La vie m'a offert la solitude de Robinson,
J'vo
udrais repeindre ma vie, mais je n'trouve pas le bon pinceau.
Certains o
nt fait le grand saut, mariés, des enfants,
nou
s sortent leurs discours de réussite, leur vie est mieux qu'avant,
c'es
t ce qu'ils nous disent.
J'vo
is d'la lassitude dans leur regard
mais eu
x au moins ont essayé d'sortir de leur brancard,
moi,
j'ai l'impression d'avoir raté des tas de trains,
pourtant je n'a
i jamais quitté l'quai, la preuve les jeunes me squattent, ça craint.
L
e temps a soufflé sur ma vingt-cinquième bougie,
j'en s
uis même pas sur, j'suis toujours dans le même logis,
dans la mê
me logique;
le piano de
s Feux de l'Amour pour m'réveiller,
la petite s
oeur pour m'faire à grailler.
Brailler, j'l'ai f
ait pour un rien.
Pour
m'calmer j'rappe, d'autres roulent, vois...
Une
femme, des fois j'me dis que c'est la pire arnaque d'la vie d'un homme,
certains disent qu'une d'elle un jour viendra éclairer mon ombre.
J'ésp
ère le voir d'cet angle,
pour l'in
stant les couteaux qu'j'ai sur mes omoplates ont des traces de rouge à ongle.
Mais bo
n la vie faut la vivre, donc j'la vis,
fuis les
vitres brisées d'mon existance, continue navigue, même dans l'vide
J'vi
re à tribord, prends la fuite, à travers mes lignes te décris mes rides
Me construit
un mythe, oblige,
J'sens qu'mon po
uls ralentit
faut qu'j'
laisse une trace d'un mec honnête ou d'un gros bandit,
rien à foutre, f
aut qu'j'prouve que j'ai été vivant,
si tu pens
es que j'dois voir un psy, dis-toi qu'j'n'ai qu'le rap comme divan.
Mama
n la marrée est haute, et j'me laisse emporter par les vagues,
elles so
nt trop fortes, j'voudrai t'dire que j't'aime mais j'ai trop le trac,
ma
rque mon front de ton sourire, s'il te plait oublie toutes les fois où j't'ai fait souffrir
J'sa
is qu'l'effort est une force que j'maitrise peu
et j'sais aussi qu'c'es
t le parapluie qu'il faut quand sur tes joues il pleut
Mais dans
ma tête j'entends des coups de flingue incessants,
un
braconnier a laissé des plumes de colombe, plein de sang.
J'voulais app
rendre à donner, j'ai appris à tout manger
appre
ndre à pardonner, j'ai appris à me venger,
j'vo
ulais apprendre à aimer, j'ai appris à haïr
j'n
e voulais pas ramer, j'l'ai fait, avec un gros navire
j'ai voulu evi
ter la pluie, j'l'ai affrontée en t-shirt
j'la v
oulais pour la vie, j'ne l'ai eue que pour un flirt...

J'me sens, comme un
e bouteille à la mer, noyé dans les vagues de la mélancolie d'la vie
C
omme une bouteille à la mer, j'me sens...
SOS
C
omme une bouteille à la mer, à la recherche d'une ville d'un navire
qu'on
puisse me repêcher et lire ce qu'il y a dans mon coeur,
ce qu'il y a e
n moi
Comme une bouteil
le à la mer, j'me sens...
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# Posté le dimanche 03 juin 2007 08:25

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